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Historique de la MFR

La Maison Familiale Rurale fut créée pour répondre à un besoin de formation des parents et des jeunes des cantons d'Argent sur Sauldre et d'Aubigny-sur-Nère. Elle est donc née de l'initiative des animateurs des mouvements d'action catholique en milieu (garçons) ou ménagères (filles). Mais aux militants de la première heure, vinrent se joindre, avec beaucoup de conviction, des agriculteurs et agricultrices, parents ou futurs parents d'élèves qui entendaient participer à la formation de leurs enfants.

L'association des Maisons Familiales d'Aubigny (A.M.F.A.)

Les fondateurs de la Maison Familiale s'occupaient, lors de journées de regroupement distinctes, aussi bien des garçons que des filles.

Mais une Maison Familiale de filles a été créée parce qu'il était plus facile pour les familles d'agriculteurs d'accepter de libérer des travaux quotidiens les filles que les garçons dont le travail était indispensable.

C'est dans les locaux de l'école libre "Sainte Solange", rue Pousse-Panier à Aubigny-sur-Nère que furent accueillies les premières élèves, avant qu'un généreux albinien mette une maison, rue Cambourgnac, à leur disposition. Le mobilier, le matériel, est apporté bénévolement par les uns et les autres en fonction de ses possibilités. En 1950, les responsables d'Aubigny décident d'engager une monitrice pour animer ce qui deviendra la Maison Familiale d'Aubigny.

Du droit reconnu à chaque exploitant par la loi de 1929 de donner lui-même à son enfant l'enseignement professionnel complémentaire de la formation pratique, Monsieur l'abbé GRANEREAU, inventeur de la formule, déduisit ce corollaire :

" le droit pour plusieurs chefs de famille paysans de déléguer ce droit d'enseignement à un même éducateur de leur choix : cet enseignement serait alors dispensé par ce "moniteur" dans une "maison" créée et gérée par cette association de parents. Dans ce système, la formation est assurée selon le principe dit "de l'alternance".

Pendant trois hivers successifs, les apprentis, fils ou filles d'agriculteurs passent une semaine par mois à la "maison" où ils reçoivent uniquement l'enseignement complémentaire à la formation pratique qui leur est donnée par leurs parents, le reste du temps, sur la ferme familiale. Le 12 avril 1952, la décision fut officialisée lors de l'Assemblée Générale Constitutive de l'Association des Maisons Familiales d'Aubigny-sur-Nère.

Ainsi, une structure juridique est mise en place pour gérer et organiser les formations existantes, d'une manière plus rationnelle, en s'appuyant sur les lois de 1918 et 1929. Une autre association allait naître quelque temps après pour fournir des locaux à l'Association des Maisons Familiales : l'Union Foncière Albinienne.

L'Union Foncière Albinienne (U.F.A.)

La maison de la rue Cambourgnac devenait trop étroite. Monsieur TOUBEAU de MAISONNEUVE était décidé à vendre sa propriété‚ route d'Ennordres, composée d'un grand bâtiment, d'une chapelle, d'annexes, d'un jardin et d'un vaste parc, c'est à dire un endroit capable d'abriter spacieusement la Maison Familiale pour un prix raisonnable. Mais pour l'acquérir il fallait que les membres de l'association se cotisent. Mais les parents agriculteurs ou ouvriers agricoles n'avaient que de faibles possibilités.

Les responsables voulaient avoir la délicatesse de ne pas les gêner. C'est ainsi que le 29 septembre 1956, une Société Anonyme fut constituée : l'Union Foncière Albinienne.

Objectifs de l'association des Maisons Familiales d'Aubigny

Les élèves, viennent à la Maison Familiale après leur scolarité obligatoire pour des domaines où leurs parents ne peuvent pas les former, essentiellement pour :

En définitive, la Maison Familiale Rurale d'Aubigny est née de la prise de conscience des besoins de formation du milieu rural du Nord du Cher, suite à une évolution des mentalités conduite conjointement par l'action de la Direction des Services Agricoles du Cher, et surtout par l'action des mouvements d'action catholique et plus particulièrement de la J.A.C.F. La création permit de satisfaire les besoins du milieu rural puisque les moyens employés comme le contenu de la formation contribuèrent à la promotion des jeunes et à la modernisation de leur environnement. Les jeunes ne sont pas coupés de leur milieu d'origine auquel ils restent très attachés. Il est clair que la participation des parents, l'utilisation de la pédagogie de l'alternance de type intégratif par le moniteur facilitateur de l'apprentissage, sont les éléments fondamentaux d'une perpétuelle adaptation de l'établissement à son environnement.